Patois de la vallée de la Natagne

Vace eune fiche d'i lîve de leçons d'chôses que j'â mis en patwès. J'â pris le patwès do cougnat d'Landremont. Anlè, cè content'rè tot chèkîn don 54 et don 57, le patwès-lè, ç'ast don "messin" qu'ast prononci quausiment comme dans le cougnat de L'ninville. Ç'ast donc i patwès entre les dous'. V'pourrôz anlè eppenre lo patwès. Po les autes leçons, laiyôz des commentaires si veus v'lôz qu'j'en r'mattesse.

Eune piante, LÈ GUEÛLE-DE-LOUP :

R'wêtans bîn : i pîd d'gueûle-de-loup. Les botons sont-is d'lè même grôssou ? Poquè qu'on keultîve des gueûles-de-loup. Quées couleûrs ont les fleûrs ? Les fleûrs fiâches. D'vèyans les boules-lè que rempiècent les fleûrs et que sont en fait' des fruts : qu'ôst-ce que j'treuvans d'dans ? Les failles. Qu'ôst-ce que poûte ca le tac ? Dessinans ène faille et quèqu'eunes des weines qu'ont wèt d'ssus. Râyans lè piante. Quées couleûrs ont les rècènes ? Les tacs ? les failles ?

leçon1

L'hans : le pîd d'gueûle-de-loup tînt dans lè têrre pa des rècènes. Les grands tacs vahhs poûtent des fleûrs, les eunes en boton, les autes bîn devêsses èvo tot-piein d'couleûrs, et des failles ellongeâyes qu'on wèt des fines weines dessus. Çâtes-ceute chachent po dev'ni pô è pô des fruts.

Rèpondans : quées pertèyes d'lè piante sont vahhes d'i bout è l'aute ? Quées sont les çalles qu'ont des autes couleûrs ? Rècontôz l'(h)istwêre d'ène fleûr.

Complètans : sus chèque faille on wèt des fines...

Eppeurnans : sus lè piante on treuve des rècènes, des tacs, des failles, des fleûrs, ica des fruts.

Un peu de grammaire :

Tortus : pronom indéfini (tortus, tortot, tortote, tortotes = tous, tout, toute, toutes en français)

D'vèyans : ouvrons (conjugaison : je d'vês ; je d'vèyôs ; je d'vêrâ ; d'vêt, d'vêsse = j'ouvre ; j'ouvrais ; j'ouvrirai ; ouvert, ouverte).

Les boules-lè : ces boule-là (adjectif démonstratif : on emploie l'article défini le, lè, les  / le, la, les et l'adverbe -ceu /-ci).

çâtes-ceute : pronom démonstratif (le çal, lè çalle, les çals, les çalles ; l'aute-ceul, l'aute-ète, çâtes-ceute, çâtes-ète = celui, celle, ceux, celles ; celui-ci ou celle-ci, celui-là ou celle-là, ceux-ci ou celles-ci, ceux-là ou celles-là).

Voici une fiche d'un livre de leçons de choses que j'ai mis en patois. j'ai pris le patois du coin de Landremont. Ainsi, ça contentera tout le monde du 54 et du 57 car ce patois, c'est du messin qui est prononcé à la façon du Lunévillois. C'est donc un patois intermédiaire. Vous pourrez comme ça apprendre le patois. Pour les autres leçons, laissez des commentaires si vous voulez que j'en remette.

Une plante, LA GUEULE-DE-LOUP

Observons : un pied de gueule-de-loup. Les boutons sont-ils tous de la même grosseur ? Pourquoi cultive-on des gueules-de-loup ? Quelle est la couleur des fleurs ? Les fleurs fanées. Ouvrons ces boules qui remplacent les fleurs et qui ne sont autres que des fruits : que trouvons-nous dedans ? Les feuilles. Que porte encore la tige ? Dessinons une feuille et quelques unes des nervures qui la parcourent. Arrachons la plante. Quelles couleurs ont les racines ? Les tiges ? Les feuilles ?

Lisons : le pied de gueule-de-loup est fixé dans la terre par des racines. En plus des feuilles allongées que parcourent de fines nervures, les grandes tiges vertes portent des fleurs, les unes en bouton, les autres bien épanouies et joliment colorées. Celles-ci se fanent et deviennent peu à peu des fruits.

Répondons : quelles parties de la plante sont entièrement vertes ? Quelles sont celles qui ont d'autres couleurs ? Racontez l'histoire d'une fleur.

Complétons : chaque feuille est parcourue par de fines...

Apprenons : La plante comprend des racines, des tiges, des feuilles, des fleurs, et des fruits.